Le PRP dans le traitement des dysfonctions sexuelles

 

Les dysfonctions sexuelles regroupent les troubles de la sexualité chez la femme après les accouchements ou liés au vieillissement normal ou prématuré de la région génitale.

Le PRP ou plasma riche en plaquettes est utilisable pour la restauration vaginale chez les femmes qui souffrent de baisse du désir et de la libido, de sécheresse vaginale, de douleurs liées aux accouchements ou de troubles urinaires.

 

Injection de PRP: 

 

L'injection de restauration vaginale avec PRP est simple et dure environ 40 minutes sans anesthésie. Comme pour tous les traitements à l’aide de PRP, une prise de sang de la patiente est prélevée, puis les globules rouges, le sérum et les plaquettes sont séparés par centrifugation. Les globules rouges sont écartés, et le plasma riche et pauvre en plaquettes est récupéré.
L’intervention ne nécessite aucune interruption de l’activité des patientes. Les résultats peuvent être immédiats, mais quelques semaines sont parfois nécessaires pour qu’ils soient optimaux. Des résultats perdurant jusqu’à 12/18 mois ont été démontrés. 

Le plasma riche en plaquettes contribue à la réjuvénation du tissu vaginal, à l’amélioration de la réponse sexuelle et au soulagement de l’incontinence urinaire. Bien que les résultats varient d’une personne à l’autre, les patientes peuvent s’attendre à constater les changements suivants :

 

  • Excitation sexuelle accrue par la stimulation clitoridienne
  • Peau d’aspect plus jeune et plus lisse autour du vagin
  • Orgasmes plus intenses et plus fréquents
  • Désir sexuel accru: libido
  • Meilleure aptitude à obtenir un orgasme vaginal
  • Diminution de la douleur pour les patientes souffrant de dyspareunie
  • Augmentation de la lubrification naturelle
  • Diminution de l’incontinence urinaire

     

    Dysfonction sexuelle

     

    La dysfonction sexuelle est définie au sens large comme l’incapacité à profiter pleinement d’un acte sexuel. Plus spécifiquement, les dysfonctions sexuelles sont des troubles qui interfèrent avec le cycle complet de réponse sexuelle. Ces troubles sont responsables de difficultés à apprécier ou à avoir une relation sexuelle. Si la dysfonction sexuelle menace rarement la santé physique, elle peut avoir un lourd impact psychologique et entraîner dépression, anxiété et sentiments invalidants d’inadéquation. La dysfonction sexuelle féminine peut être subdivisée en troubles du désir, de l’excitation, de l’orgasme et douleur sexuelle. Les troubles sexuels avec douleur incluent la dyspareunie et le vaginisme. Le trouble de l’excitation sexuelle féminine est une incapacité à atteindre ou à conserver une excitation sexuelle suffisante, entraînant une souffrance personnelle qui peut s’exprimer par l’absence d’excitation subjective ou de réponse génitale (lubrification, intumescence) ou d’autres réponses somatiques. 

    La dysfonction orgasmique est l’incapacité à atteindre l’orgasme lors d’une stimulation sexuelle. Cette perturbation peut provoquer une souffrance ou des difficultés interpersonnelles marquées. Cette dysfonction n’est pas mieux expliquée par une autre affection psychologique, par les effets physiologiques directs d’une substance ou par une autre affection médicale d’ordre général. Le diagnostic de trouble de l’orgasme féminin peut être établi. Cette affection est considérée comme primaire lorsque la femme n’a jamais ressenti d’orgasme, quel que soit le mode de stimulation. Elle est considérée comme secondaire si la femme a déjà eu des orgasmes par le passé mais est actuellement anorgasmique. 

    Le vaginisme, contraction involontaire des muscles du tiers externe du vagin, est souvent lié à des phobies sexuelles ou à des abus ou traumatismes antérieurs. Le vaginisme peut être total ou situationnel, c’est-à-dire qu’un examen pelvien est possible, mais pas une relation sexuelle. Une thérapie et un accompagnement des femmes souffrant de vaginisme peuvent être mis en place, souvent avec succès, par les médecins traitants. 

    La dyspareunie regroupe trois types de douleur : superficielle, vaginale et profonde. La dyspareunie superficielle se manifeste lors des tentatives de pénétration ; elle est souvent consécutive à des affections anatomiques ou d’irritation, ou encore au vaginisme. La dyspareunie vaginale est une douleur liée aux frottements (c’est-à-dire un problème de lubrification) qui inclut des troubles de l’excitation. La dyspareunie profonde est une douleur liée à la pénétration, souvent associée à une maladie ou un relâchement du pelvis.  La baisse de désir est encore mal comprise. Nous savons que certaines affections médicales peuvent nuire au désir sexuel. Par exemple, la maladie dépressive l’altère souvent fortement, de même que le stress ou la fatigue. Les troubles du désir chez les patientes en pré-ménopause peuvent être consécutifs à des facteurs liés au mode de vie (p. ex. carrière professionnelle, enfants), à la prise de médicaments ou à une autre dysfonction sexuelle (p. ex. douleurs ou troubles de l’orgasme). On estime qu’environ 30 % des femmes n’éprouvent aucun désir sexuel. Certaines femmes peuvent être touchées uniquement à certaines périodes de leur vie, par exemple pendant la grossesse ou au moment de la naissance d’un enfant, pendant l’allaitement et à la ménopause ou dans des périodes de crise, de bouleversements ou de maladie. Pour d’autres, il peut s’agir d’une situation chronique génératrice de souffrance. 

     

    Causes de la dysfonction sexuelle

     

    La dysfonction sexuelle peut résulter d’un problème physique ou psychologique.

    Causes physiques : de nombreuses affections physiques et/ou médicales peuvent entraîner des problèmes sexuels : diabète, insuffisance cardiaque, maladies neurologiques, déséquilibres hormonaux, ménopause et maladies chroniques comme l’insuffisance rénale ou hépatique, ou encore alcoolisme et toxicomanie. Les effets secondaires de certains médicaments, dont certains antidépresseurs, peuvent également altérer le désir et la fonction sexuels.

    Causes psychologiques : elles comprennent le stress et l’anxiété liés au travail, une inquiétude relative à la performance sexuelle, des difficultés conjugales ou relationnelles, la dépression, un sentiment de culpabilité et les effets d’un traumatisme sexuel passé. 

    Les troubles sexuels les plus courants chez les femmes sont liés au désir et à l’excitation ; viennent ensuite la douleur au cours de l’acte sexuel ou les difficultés de pénétration. Ces observations sont extraites d’un article de chercheurs britanniques publié dans la revue Obstetrician & Gynaecologist.